Title: Budget ---- Blocks: [{"content":{"text":"
Mieux payer le travail : les partis politiques sont tous des Tartuffe.
Je n'aime pas faire des généralités et mettre tout le monde dans le même sac. Mais sur le sujet de la rémunération du travail, la lucidité oblige à reconnaître, tristement, une convergence de tous les partis, cet automne, pour alourdir directement ou indirectement la taxation des 28 millions de gens qui bossent (20 M de salariés, 5 M de fonctionnaires, 3 M d'indépendants).
1/ Exemples dans le bloc central :
le PLFSS 2026 prévoit d’alourdir de 11,3% les cotisations salariales des apprentis, sur les 700 premiers euros gagnés, ce qui réduira de 5,5% le salaire net des 800 000 jeunes qui entreront en apprentissage l’année prochaine.
le même PLFSS prévoit 8% de taxes supplémentaires sur les tickets restaurants, chèques vacances, chèques cadeaux. Il y a en aura donc 8% de moins pour les salariés, et la différence n'ira pas dans la poche de l'entreprise, mais de l'Urssaf.
2/ Exemple dans les blocs NFP et RN : on fait croire aux Français qu’ils pourront travailler moins pendant la vie, et que ce choix n’aura aucune conséquence sur le niveau de vie de ceux qui travaillent encore. Mais dans un système par répartition, les travailleurs paient la retraite des retraités, et si nous sommes tous un peu moins longtemps travailleur, et un peu plus longtemps retraité, le poids sur les épaules de ceux qui restent travailler sera mécaniquement plus lourd, sauf à baisser fortement les pensions.
Une retraite à 62 ans au lieu de 64, c’est a minima 30 milliards de dépenses de retraites de plus par an, soit 3 points de cotisations sociales en plus, soit 3% de salaire net en moins. Aller chercher l’argent ailleurs ? A supposer qu’ils y arrivent, et si le travail était vraiment leur priorité, c’est à améliorer l’éducation des enfants ou la rémunération des travailleurs qu’il consacrerait cet argent.
En réalité, le financement de nos dépenses sociales est devenu une tartufferie nationale : il ne tient que parce que les gens ne le voient pas.
Imaginons un instant que le salaire réellement gagné soit versé le 1er du mois, et que les prélèvements (cotisations, CSG, CRDS, IR) soient ensuite effectués le 15.
Le salarié au Smic verrait par exemple qu’il gagne en réalité 1929 euros par mois, et pas 1426.
Le salarié rémunéré au salaire médian, au lieu de recevoir 2089 euros, en toucherait 3730 (les impôts en prendraient 1641 ensuite).
Celui qui entre dans les 10% les mieux payés découvrirait qu’il gagne 7184 euros, et que son chèque aux impôts est de 3759 euros : il comprendrait pourquoi il lui en reste 3125, soit moins de la moitié de ce qu’il gagne.
Tous les chiffres sont vérifiables sur le site Urssaf : https://lnkd.in/ei4YiuNq
Cachez ces charges que je ne saurais voir
Ces jeunes travailleurs ne doivent jamais le savoir
Dissimulez prélèvements et vérité
Dites salaire différé et solidarité.